Mes copines mères·Mes idées

Psyché

« Non, mais tu as tellement envie de tomber enceinte que ça n’arrive pas », « tu sais, le psychologique, ça joue beaucoup », « tout ça c’est dans la tête »…  Quand, au bout de six mois d’essais infructueux, j’ai parlé à mon entourage de nos difficultés à faire un enfant, j’ai entendu souvent ce genre de discours. Qu’est-ce que j’ai pu maudire ces donneurs de leçons, surtout lorsque ces sermons étaient prononcés par mes copines devenues mamans aussi facilement qu’on enfile une paire de gants !

Après la fausse couche, ces remarques se sont faites moins fréquentes. Aujourd’hui, je n’entends plus rien sur ce thème. Mais c’est à mon tour de me poser des questions. Pourquoi moi ? Pourquoi à 31 ans, mes ovaires ne fonctionnent plus ? Bien sûr, la fragilité corporelle est indéniable. Mais n’y a-t-il pas d’autres mécanismes qui entrent en jeu ? Est-ce vraiment irréversible ? Je n’ai pas les réponses à ces questions. Mais je cherche, j’explore, je tâtonne. Je revisite mon histoire personnelle. Bref, j’ai commencé une psychothérapie. Pour trouver un sens à mes problèmes de fertilité. Parce que le « c’est génétique, on ne peut rien y faire » ne me suffit pas. J’ai désormais compris que le « c’est psychologique » ne veut pas dire « tu n’as qu’à t’en prendre à toi même, tu es responsable ». Et ç’est déjà un sacré poids en moins.

Je ne sais pas où cette introspection me mènera. Mais, de toutes façons, sur l’autoroute de la maternité, j’ai déjà pris l’itinéraire bis. Alors autant explorer toutes les voies.

4 réflexions au sujet de « Psyché »

  1. Bonjour,
    Je viens de découvrir ce blog grâce à l’article sur le blog de Caroline. Je trouve cela très bien d’avoir fait ce blog pour « extérioriser » tous ces problèmes. On a galéré nous aussi presque 2 ans avant de concevoir notre princesse et, même si cela a quand même été rapide par rapport aux longues années nécessaires à certaines pour tomber enceinte (ou pas), je sais la souffrance que j’ai ressentie à cette époque et moi aussi, j’ai essuyé nombre de remarques sur le psychologique ! Alors peut-être que ça joue, je n’en sais rien mais les fameuses phrases « il ne faut pas y penser » répétées à longueur de journées, ça me faisait bien rigoler. Quand tu te mets le thermomètre dans le derrière dans un demi sommeil après que le réveil t’arrache à ta nuit, quand il faut faire l’amour sur commande x jours de suite, que tu en aies envie ou pas, quand tu te tapes les analyses de sang, les radios des trompes, les RDV chez le gynéco, les piqûres dans le ventre, les écho endovaginales et toutes les autres réjouissances du même ordre, je ne vois pas trop comment tu peux ne pas y penser !!! Mais bon, les meilleures donneuses de leçons sont effectivement celles qui ont procréé d’un claquement de doigts !!! Courage, courage et même si je ne te connais pas, je te souhaite de tout mon coeur d’obtenir ce que tu désires.

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  2. C’est un peu l’histoire de la poule et de l’oeuf. Une chose est sûre, esprit et corps sont liés. Mais c’est tellement difficile d’admettre la part de psychologique…

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  3. Bonjour Lily,

    Je fais partie de celles qui sont tombées enceintes comme on enfile une paire de gants (mais comme par hasard, c’est arrivé avec l’annonce de bonnes nouvelles, au moment où le boulot ne me stressait plus…). Je connais des gens qui comme vous, ont galéré de procédures médicales en procédures médicales. et qui ont jeté l’éponge au bout de plusieurs longues et terribles années. Se sont tournés vers l’adoption : pourquoi perdre tant d’amour à donner ?
    2 mois avant d’accueillir leurs enfants (une fratrie de 2), elle est tombé enceinte, et a porté cet enfant à terme tout en accueillant ses enfants d’adoption.

    Le psychologique ne fait certainement pas tout, mais il n’est pas étranger au succès (ou pas) de l’affaire.
    Je te souhaite bonne route, de tout coeur.

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  4. Bonjour,

    pour ma part, on m’a dit en 2008 que je devrai faire appel à un don d’ovocytes car même avec ICSI les miens ne donnaient pas d’embryons à tenter d’implanter. J’ai donc décidé de faire une vraie pause, parce qu’aller en Espagne pour ça, ça demandait un budget que je n’avais pas.
    Et je ne saurais jamais comment, du coup, deux mois après j’ai obtenu la fameuse ligne bleue.
    Alors la part psychologique, j’y crois à fond

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