et surtout des brouettes

No kid, no way

Qu’est-ce que j’aimerais ne pas vouloir d’enfant… La vie serait tellement plus simple. Nous formerions un couple heureux, sans arrières pensées. Il n’y aurait pas ce manque, cette tristesse, cette deuxième chambre désespérement vide. Il n’y aurait pas ces montagnes russes, ces moments d’euphorie suivis de désespoir intense. Nous pourrions profiter de la vie sans souci.

Oui mais voilà, s’il y a une chose que je sais, que je ne cesse de réaliser à chaque épreuve, c’est que je veux des enfants, que nous voulons fonder notre famille. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi. Et respecte d’ailleurs ceux qui ne veulent pas d’enfant. L’envie de construire, de se reproduire, de donner vie à notre amour… Ces explications me semblent bien fades. Ce désir d’enfant est plus profond que cela, plus irrationnel aussi. Il vient du fond des tripes, du creux de ce ventre si peu fertile. Il me dit que ma vie ne sera pas complète tant que des bambins ne viendront pas agiter mon existence.

Voilà pourquoi malgré les murs, malgré les coups durs et après quelques temps, nous nous relèverons et nous poursuivrons notre chemin pour devenir parents. Tout simplement parce que nous ne voyons pas d’autre alternative pour être pleinement heureux. Tout simplement parce que nous n’avons pas le choix.

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17 réflexions au sujet de « No kid, no way »

  1. L’autre jour j’ai été interceptée, devant le manège, par une journaliste qui voulait m’interviewer. Sa question ? Est-ce que j’ai parfois la nostalgie de la vie d’avant, la vie sans enfants. Pour un plateau télé avec des couples qui ont fait le choix de ne pas en avoir. J’ai répondu des trucs anecdotiques, mais que non, jamais je ne regrette. Comment lui dire, que je ne regrette pas les montagnes russes, les injections, l’attente, l’espoir, le désespoir, les examens, l’hôpital… Aujourd’hui j’ai 2 enfants, et c’est chaque jour une évidence, ma vie, notre vie, leur vie.
    Un jour tu auras ta famille, Lily. C’est une certitude. Par quel chemin y seras-tu arrivé, tu ne le sais pas encore. Mais que tes enfants seront là un jour, c’est sûr. Aussi sûr et certain que sont grands ton courage et ta tenacité.
    Je pense souvent à toi. Prends soin de toi.

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  2. C’est vrai, la vie serait certainement plus facile si on n’avait pas cette envie viscérale de tenir dans nos bras un petit être venu de nous…

    Mais on continue à y croire, encore et toujours…

    Et on croise les doigts…

    Bises
    maricée

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  3. sorry pour ton malheur, on voit que ton utérus acceuille très bien l’embryon, c’est une belle étape que certaines ne connaissent pas )encore …)

    laisse toi le temps de souffler , de prendre de la distance avec la pma, cela fait du bien d’exister pour soi même aussi ….

    courage, ma belle
    côté femme

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  4. Alors, moi je suis convaincue qu’il s’agit là de notre cerveau reptilien…
    Nous sommes faits, et programmés, pour reproduire notre espèce, coûte que coûte, sinon, c’est notre vie qui est en danger.
    Ben oui, mais c’est comme ça que s’engramment nos cellules qui chacune aspire à leur propre reproduction.
    Ca me fait du bien de croire que c’est mon corps, encore et toujours plus fort que mon esprit, qui me dicte ces envies…
    Voilà une façon de voir les choses.
    De tout coeur, avec toi

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  5. Je partage ton état d’esprit. Est-ce qu’on est fortes ? Je ne sais pas, je sais comme toi qu’on n’a pas le choix, on doit continuer. Et on va y arriver !
    gros bisous

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  6. On n’a pas le choix, une fois que c’est décidé, on ne peut plus reculer… parfois j’aimerai, mais c’est trop tard…. On n’a plus le choix, il faut y arriver! Coûte que coûte!
    Bon courage, et par expérience profite de ce cycle sans rien, sans exam, sans injections, sans pds, sans rv avec le sexe, sans vérifier ce que tu manges ou ce que tu bois, sans penser à rien, si ce n’est retrouver ton homme, retrouver les sensations de faire l’amour pour le plaisir, et non pas parce que c’est le jour…
    Profite, car bientôt ce sera reparti pour un tour, et il suffira pour accéder au bonheur cette fois!
    Bisous.

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  7. C’est évident que ce n’est pas un choix possible : ne pas avoir d’enfants. Et ceux qui soutiennent le contraire n’ont jamais été dans notre situation… J’espère que vous remontez doucement la pente, plein de baisers.

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  8. J’aurais pu écrire cet article. Je voudrais tout comme toi pouvoir me dire que ce n’est pas grave si aucun enfant n’arrive ds nos vies. Mais je n’y arrive pas, j’essaie très fort et tout le temps ça me revient et je SAIS que je ne serai jamais pleinement heureuse sans enfant.
    J’ai cotoyé plusieurs couples qui ont vécu ça et qui mêm très âgés en parlaient avec chagrin. Il y a 50 ou 60 ans y avait pas les techniques de maintenant, même si elles ne marchent pas tjs.
    Courage pour ta réflexion.

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  9. Tu exprimes très bien notre manque et nos volontés. Nous n’avons pas d’autres choix que de continuer le chemin…
    Je t’embrasse fort et j’ai hâte qu’on file se saouler un soir pour tenter d’oublier cette attente…

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  10. Je t’admire. Quelle force, quelle détermination! Tu feras une maman merveilleuse! Les valeurs que tu vas leur inculquer à tes petits bouts vont en faire des êtres aussi précieux que leur parent.
    Oui je ne vous connaîs pas mais vu ta capacité à relever la tête et à foncer, on ne peut penser des choses négatives à ton égard.

    J’ai hâte de lire que ton voeu le plus cher soit là!

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  11. Tout comme toi, je ne peux pas envisager la vie sans enfants. Malgré les claques si cruelles de la vie, je continue d’y croire et de vouloir. Je ne veux plus parler de bataille … fatiguée et usée par ces années de lutte. Je voudrais envisager ma prochaine fiv plus sereinement. J’ai bien dit « je veux » j’ai pas dit « j’vais y arriver » … entre psy, homéoptahie et acupuncteur, je tente de trouver de la douceur à ma vie. Je te souhaite de trouver le moyen le plus doux de remonter cette pente. je pense bien à toi.

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  12. Lily, aussi longtemps que vous êtes 2 a vous battre pour ce désir le plus grand au monde, il faut avoir de l’espoir!! Comme Anne je commence douter que nous sommes 2 dans cette bataille et c’est d’autant plus dur que l’âge critique est là (j’ai 40 ans!). J’ai cet horrible sensation que je vais devoir arrêter cette bataille! Le probléme initial était chez mon homme, mais maintenant mon diabète me mets les batons dans les roues et on ne nous laisse pas faire de FIV….je me sens si coupable et désespérée!
    Courage a nous toutes!
    Le bonheur doit aussi exister sans enfants, ce vide doit pouvoir être rempli….en attendant! 😉

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  13. Moi aussi j’envie ceux qui s’accomplissent sans enfants. Parfois j’essaye, je fais d’autres projets mais ils me semblent bien fades, et veins. Travailler dur: mais dans quel but? Construire une belle maison: mais pour qui? Se cultiver: mais pour partager avec qui? Nous deux c’est déjà beaucoup mais à long terme tout cela me parait vein…
    Comme je te comprends.
    Je t’envoie plein de pensées positives!

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  14. Ce désir qui vient du fond des tripes, c’est ça, c’est exactement que je ressens. Un puits sans fond au creux de mon ventre, porteur de toutes mes angoisses de ne pas réussir à être mère, mais aussi de mes espoirs les plus grands, les plus beaux, les plus forts.
    Je sais au fond de moi que je suis faite pour être mère (de famille nombreuse) et je sais aussi qu’il n’y aura aucune douleur (hormis celle de perdre un de mes enfants, mais ça je n’y réfléchis pas) que je ressentirai davantage dans mon corps (alors même que mon corps m’en fait voir de toutes les couleurs, et qu’avec l’endométriose, la douleur physique fait partie intégrante de ma vie).
    Comme toi, je me sens « obligée » d’avancer, de continuer. Malheureusement, celui que je considère comme l’homme de ma vie n’est pas aussi investi que moi dans ce désir d’enfant, alors je suis seule à avancer (quand lui est au point mort ou recule).
    Aujourd’hui, on est samedi, c’est le week-end, et je trouve ma vie si vide sans bébé, sans enfant, sans couches, sans cris, sans pleurs, sans sieste, sans sourires, sans tétées. Mon ventre est vide. Quand est-ce que ce sera notre tour?

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  15. Comme je te comprends !
    Parfois, j’en viens à me dire que la vie ne vaut pas d’être vécue sans enfants… même si je sais que d’autres formes de bonheur existent !
    je t’envoie plein de courage !

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