et surtout des brouettes

Lâcher prise

Après la visite chez Number two, nous avons beaucoup discuté, mon homme et moi. Et un calendrier se précise, petit à petit. Mon homme dit que je ne suis pas capable de vivre sans calendrier. Mais voilà, en janvier prochain, j’aurais 34 ans et nous pouvons encore mettre deux, trois, quatre ans à accueillir notre premier enfant dans notre foyer. Alors, dans le même temps, je ressens le besoin de ne pas précipiter les choses et je vois bien le temps qui passe et que l’on ne rattrape pas.

Aujourd’hui, nous imaginons tenter notre chance pour FIV4 en janvier, sûrement après mon anniversaire, histoire de faire une grosse fête. Au moment où nous débuterons FIV4, nous enverrons notre demande pour l’agrément en vue d’une adoption. Une manière de ménager nos arrières et en même temps de ne pas tout faire en même temps. Après réfléxion, je ne me vois pas aller faire une prise de sang le matin, une écho le midi et rencontrer une assistance sociale le soir. Si FIV4 marche, l’année 2012 sera consacrée à couver. Si elle ne marche pas, nous mettrons toute notre énergie à obtenir l’agrément d’une part et à trouver une clinique étrangère pour le don d’autre part. Don, adoption… Je n’arrive pas à trancher… Alors, la vie le fera pour moi. Nous pourrions alors tenter le don au tout début de 2013… S’il marchait, l’année 2013 serait consacrée à couver. Sinon, nous mettrions toute notre énergie dans l’adoption… pour un temps indéterminé.

Voilà, comme tout calendrier, il est susceptible d’évoluer. Peut-être que je me sentirai prête à attaquer ce planning dès novembre ? Peut-être que nous nous arrêterons à la première étape ? Peut-être qu’une fois l’agrément obtenu, nous nous lancerons directement dans les démarches d’adoption ? Peut-être qu’au contraire, cette première demande aura été trop difficile à vivre ? Je ne sais pas. Mais avoir un emploi du temps dans la tête m’aide à lâcher prise, à vraiment appuyer sur le mode pause.

Je me sens fragile aujourd’hui et je ne suis pas encore capable de supporter les émotions fortes de la PMA. Je le sais et je veux me laisser le temps de me requinquer. Ces quelques semaines (mois) vont donc me permettre de m’informer sur ce qui nous attend pour laisser la réflexion mûrir et surtout, surtout de prendre soin de moi en poursuivant les nombreuses pistes que j’ai lancé (sophro, Zermati, kiné…). Mon homme me laisse le temps… mon gynéco aussi… mon corps le réclame… Reste ma tête à convaincre de faire un break.

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20 réflexions au sujet de « Lâcher prise »

  1. « LACHER PRISE » … pendant des années, « lâcher-prise » a été une de mes expressions favorites ! Tout mon environnement (amical, familial, médical, …) en usait et en abusait c’était devenu l’expression préférée .. de la partie de moi qui veut tout contrôler, maîtriser, décider dans ma vie !
    Aussi paradoxal que cela puisse paraître, à bien y réfléchir, j’ai réalisé que « vouloir lâcher prise » me renvoyait systématiquement à ce que je convoitais, à ce que je voulais prendre, tenir justement et que je n’avais pas (la maternité, des enfants, en l’occurrence), et lâcher me demandait bien des efforts … avec l’impression douloureuse, chaque fois, de renoncer. Cela me semblait vain de vouloir ne pas penser à mon désir de maternité et d’enfant. Plus je cherchais à lâcher prise, plus j’y pensais !

    Et puis un jour, j’ai changé de paradigme et troqué le « lâcher prise » pour le « LAISSER ETRE & LAISSER NAITRE »; et depuis, j’apprends à accueillir et apprécier ce qui est, à apprivoiser et chérir ma part vulnérable, à cultiver une vision élargie des possibles, dans la joie, la gratitude, la flexibilité.
    De belles personnes et expériences ont pu naître ainsi dans ma vie.

    Bien sûr, la partie « contrôlante » qui veut savoir et maîtriser est toujours bien présente; et c’est important de l’honorer pour ce qu’elle sait faire et de lui donner « du grain à moudre », en lui demandant de bâtir des plannings … avec souplesse 😉 …, de chercher des infos, … et en même temps, cela me semble formidablement utile de développer les pratiques que tu expérimentes et que tu décris, fort bien, Lily, dans tes derniers messages : écouter ce que le corps demande, entendre le coeur et ses émotions, respecter son âme et son temps, cultiver sa vision; accueillir avec gratitude les synchronicités, les petits signes du « destin »; prendre soin de soi – et pour les coureuses de fond que sont les mamans, en devenir ou pas, ce n’est jamais trop 😉 …
    Je suis certaine que cette façon d’être au monde te conduisent, Lily, toujours plus près de toi, de la maman que tu es, des enfants qui viendront à toi.
    Bien à toi,

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  2. Les derniers articles m’ont beaucoup touchés, ils sont très émouvants, très justes. Je me replonge dans un tunnel duquel je suis sortie pour ne pas m’y perdre.

    C’est difficile de lâcher prise, mais je suis convaincue (hors pathologie importante) que c’est la clé de tout.
    Je reste toujours fascinée par les personnes qui vont très loin dans les démarches médicales pour avoir un enfant, au détriment de leur santé psychologique.
    Number 2 a l’air très une personne très bien, à l’écoute, mais n’oublions pas qu’il est technicien et pas psy.
    L’essentiel est de penser à soi, à son couple, être bien en soi avant toi. Enlever de sa tête les shémas familiaux ou sociétaux, être soi.
    Ca vaut le coup de faire une année de break, de faire d’autres projets, de se retrouver sans épée de Damocles et de laisser à cet enfant la place de venir. Car c’est difficile pour lui aussi, si désiré, si manipulé, si planifié … en lui laissant la place il viendra, j’en suis certaine.

    Bon courage, vraiment sincèrement
    prenez soin de vous avant tout, personne ne le fera pour vous …

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  3. lacher prise, lacher prise… facile à dire… beaucoup moins facile à réaliser!!! surtout pour quelque chose d’aussi dur… je pense que c’est bien d’avoir un agenda… si les choses sont « claires » je trouve que c’est plus facile d’avancer et d’y trouver son compte… l’essentiel dans tout ça c’est que tu t’y retrouve, que tu continues à te battre pour quelque chose à laquel tu crois, sans te perdre toi-même (ni ton couple) en chemin… ça va marcher 😉
    Bonne route!

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  4. Coucou! C’est essentiel je trouve d’avoir un calendrier, a permet de se donner un but et de ne pas laisse faire la nature sans voir l’avenir se profiler à l’horizon, je pense que tu fais bien!!
    t puis tu te laisses bcp de marge sur la suite des évènements, il y a toujours une étape de « secours » et c’est une très bonne chose je pense!!
    Vis les instants comme ils viennent, et continue de profiter du retse!
    J e t’embrasse, à bientôt!

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  5. Hello Lily,
    « Il va falloir que vous lâchez prise, madame » : voici les derniers mots que j’ai entendu de ma gynéco, avant qu’elle ne me serre la main en me disant « bonnes chances pour la suite », ce fut ma dernière consultation avec elle, où elle m’a informé qu’il ne resterait plus que le don d’ovocyte à envisager dans mon cas, après 8 IAC, et pas une FIV puisque le traitement de la 1ère n’a pas fonctionné.
    Bien évidemment, je suis sortie en larmes de son cabinet.
    J’ai 40 ans, mon mari 45, et je vis avec la douloureuse sensation que la fatalité s’abat sur moi.
    Pourtant, une de mes amies a accouché cet été de son 1er bébé à l’âge de 41 ans, après une 1ère FIV avec don d’ovocyte (faite dans une célèbre clinique espagnole), après 4 FIV réalisées aves ses ovocytes en France.
    J’ai fait le break cet été (j’ai même pris congé de la lecture de ton blog pendant plus d’un mois, histoire de ne plus penser à cela !!). Et me revoilà, bien contente de vous retrouver toutes.
    Après 6 ans d’essai dont 4 ans de PMA où mon corps et mon esprit ont beaucoup souffert (infertilité inexpliquée) je reviens de congés à l’étranger que je m’étais refusé pendant tout ce temps car, comme l’écrit Magnifical, j’ai passé mon temps à tout programmer.
    Je suis tentée par FIV avec don, mais mes convictions religieuses et un blocage psychologiques me freinent quelque peu, mon conjoint est partant… l’adoption, pour l’instant n’est pas envisagée…il ne se passe pas un jour sans que j’y pense. Et puis, cela (FIV avec Don à l’étranger) a un coût, environ 3000€uros (déplacement compris), du coup, la pression est plus forte pour que la 1ère tentative soit la bonne !!!
    Je suis comme toi, en pleine réflexion si ce n’est que le temps me soit vraiment compté, à l’inverse de toi, qui est plus jeune que moi.
    Je lève, donc, mon verre de jus de fruit à nos réflexions respectives… on se tient au courant !

    Bizzz

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  6. Je ne suis pas sûre d’arriver au total lâcher prise qui serait de tout arrêter et de voir venir. Tout simplement parce que j’ai trop envie d’un enfant et que je connais trop bien mes « handicaps ».

    Mais bon je suis contente d’arriver à écouter mon corps… pour une fois !
    bizz

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  7. Bravo Lily, bon planning, bon anticipation, tout en restant ouverte à ce que la vie sèmera sur ton chemin dans ces mois qui viennent. C’est bien tous ces repères, au milieu desquels tu restes plus que jamais liée à ton homme. Quelle que soit ta route elle s’amorce bien. bises

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  8. Lacher prise sert à se reconstituer. et là c’est utile. Mais pardonnez-moi du peu, pour mon cas (et peut-être Lily vois-tu les choses ainsi?), le lacher prise ne me fera pas devenir enceinte, c’est sans appel (oui, le bébé miracle existe, mais autant se raccrocher à l’immortalité)
    Biz

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  9. Je t’envoie tout mon soutien, j’espère que tu parviendras à mûrir tes choix sereinement, en tous cas tu es bien entourée,
    prends soin de toi, je t’embrasse

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  10. C’est déjà une très bonne chose que tu arrives à écouter ton corps avant qu’il ne se fâche…
    Personnellement j’en ai déjà subit les conséquences.
    Les choses les plus difficiles à faire selon moi, dans le développement personnel sont: se pardonner, s’aimer, s’écouter et lâcher prise.
    Bon courage à toi et ton mari

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  11. Coucou Lili,
    Encore une fois, ça fait du bien de te lire! Le temps qui passe est un couperet au dessus de ma tête aussi. Après l’échec de notre 1ère FIV ICSI, nous en sommes à peu près au même stade que vous. J’ai 33 ans et mon chéri 35, je ne me vois pas vivre sans enfant alors bah oui pourquoi pas adopter?! Je suis prête à faire la demande mais mon homme traîne un peu les pieds, il n’a pas encore fait le deuil de l’enfant biologique. Je le comprends mais comme souvent ce décalage entre nous me pèse. Cela me plaît de me dire que pt-être ns ferons ce chemin vers l’adoption ensemble…..Merci de tenir ce blog. Chaleureuses pensées à toi

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  12. avoir des pistes c’est avoir des espoirs …
    un planning, ça nous rassure.
    C’est le vide, le manque de projet qui nous anéantissent lors de nos attentes.
    garde en mémoire tes 3 options, vos 3 chemins pour arriver à la parentalité/maternité.
    prends soin de toi
    bizzz

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  13. Oui ton corps le réclame, et tu as le temps, tu n’as que 34 ans. Encore 3 ou 4 ans pour que ça se concrétise d’une manière ou d’une autre.
    On fera notre fiv ensemble 😉 Moi la FIV2 toi la FIV4 😉
    Biz

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  14. Bonjour,
    Depuis un moment j’avais envie d’intervenir, de laisser un mot, juste pour dire… pour dire beaucoup de choses en fait. Il y a 5 ans de cela, j’aurais dû tenir un blog pour en parler, j’aurais aimé trouver des blogs comme le tien pour moins me sentir seule.
    Je vais essayer de faire court : après avoir arrêté ma pilule, j’ai laissé couler un an et demi avant de consulter un gynéco. Au bout de 6 mois d’examens (échographies, tests de Huhner) et de traitements (comprimés, piqûres), nous en sommes arrivés à la fin 2007, où on en a conclu que j’avais des problèmes d’ovulation, mais que mon mari devait lui aussi être infertile. L’AMP se profilait. Mais je n’y étais pas prête. On aurait fait une tentative ou deux de FIV, pas plus, après on se serait tournés vers l’adoption. C’était clair dans ma tête. Je ne voulais pas m’acharner, je me retrouvais épuisée déjà physiquement et mentalement, alors que contrairement à beaucoup d’entre vous, je n’étais même pas passée par la case AMP !
    Je me souviens avoir pleuré durant tout le trajet que nous avions fait pour passer Noël dans ma belle-famille. La suite des vacances, je me suis fait une raison : on ne pourra pas avoir d’enfant sans intervention médicale lourde, autant se laisser vivre, autant lâcher prise, oui, c’est le mot.
    Pendant 2 ans, je n’ai pas cessé de calculer, projeter, anticiper : si je tombe enceinte maintenant là tout de suite, j’accoucherai pour tel mois. Et je ne pourrais pas faire telle activité prévue à telle date, j’aurais le ventre bien rond pour telle sortie… Un autre exemple concret, je n’achetais plus de tampons en me disant que ça ne servait à rien de stocker si je suis enceinte ! Mais je finissais par en acheter au coup par coup.
    Et là, en début d’année 2008, j’ai tout arrêté, je me suis remise à vivre comme « avant », sans m’inquiéter de « et après, quand bébé sera là » parce que je l’ai trop attendu et que j’ai compris qu’il ne viendrait pas avant un moment. J’ai voulu tout maîtriser, ça n’a servi à rien.
    Bien entendu, c’est à ce moment là que je suis tombée enceinte. Le lâcher prise est une notion difficile à comprendre et à accepter. Je te souhaite d’y arriver…
    Bon courage à toutes celles (et ceux, n’oublions pas les compagnons) qui attendent de devenir parents.

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    1. Mon lâcher prise à moi a marché également, j’en ai déjà dit un mot ici précédemment. Mais je sais aussi que cela ne se commande pas, cela ne se décide pas non plus. Cela arrive, quand on est prête. Dans mon cas (dans tous les cas?), c’est arrivé quand je n’en pouvais plus, quand j’étais révoltée, après 4 essais FIV et un RV avec une nouvelle gynéco infecte qui m’a regardée comme un bout de viande avariée, une « 10% »- mon pourcentage de chances de tomber enceinte selon elle avec une 5ème FIV ICSI. Bref, j’en ai eu marre, de tout et de tout le monde. Tout ça pour dire que je t’admire beaucoup de multiplier les options, tu as raison, et aussi, que toute étape, y compris les échecs et les larmes (j’insiste) est nécessaire et mène, j’en suis sûre, à la bonne issue.
      PS : J’ai vu ce matin Une envie folle, vous en avez sans doute entendu parler. J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai bien aimé, ya bcp de choses vraies…

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  15. Beau planning!

    Une petite précision toutefois: si tu envoies ton courrier au Conseil général début janvier, il se passera quelques mois avant que les rdv avec l’assistante sociale.
    Pour ma part, j’avais adressé le courrier début janvier, réunion collective en mars, et eu mon premier rdv avec l’AS en juin, puis septembre. Et agrément en novembre.
    Bises!

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  16. c’est difficile de lacher prise dans des situations comme celles là…
    qui sait? peut etre ton planning va être bousulé et que tout arrivera en même temps!!!
    c’est tout ce que je te souhaite en tout cas, que les choses avancent, quand tu seras prête…
    mon planning à moi c’est de prendre RDV à la PMA avant la fin de l’année… la aussi, j’ai du mal a m’y résoudre!
    bon courage

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